Herbes
Pour les Animaux, les Etres Humains & la Planète 
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Véganisme & Guérison Intérieure :

Vers un nouvel équilibre psychologique...

 

 

Nos coeurs aspirent à la connection... En nous appelant à développer notre conscience et notre compassion, le Véganisme nous invite à ouvrir notre coeur et notre esprit à la Vie sous toutes ses formes, et en particulier à la vie des animaux autour de nous, et à vivre avec eux une relation au sein de laquelle des parties de nous-mêmes, vitales mais négligées, peuvent enfin se révéler...

 

Au-delà d'une meilleure santé physique, devenir vegan nous permet de faire davantage l'expérience de la paix intérieure, de l'estime de soi, et d'une plus grande harmonie dans notre propre vie. Et plus profondément, si nous acceptons d'ouvrir notre conscience et notre coeur, le véganisme peut nous ouvrir à l'amour et à la compassion ; à une perception intérieure et intuitive de notre connexion profonde avec la nature, les animaux et tous les êtres ; et à une vie non seulement plus responsable, mais aussi plus profonde, plus joyeuse et plus comblée...

Mais pour cela, le chemin n'est pas toujours facile... Il nous faut apprendre à ne pas nous effrayer de la souffrance que nous rencontrons sur ce chemin, à l'accueillir et à la laisser nous transformer en profondeur...

  1. Face à face avec notre "ombre"...
  2. La guérison intérieure...
  3. Un témoignage de ce cheminement intérieur
  4. Autres gains et bénéfices psychologiques...

 

FACE A FACE AVEC NOTRE 'OMBRE'...

Pour mieux comprendre le chemin psychologique à parcourir pour devenir Vegan, il est intéressant de faire un petit retour en arrière...

Quand nous étions enfants, la plupart d'entre nous ressentions une connexion, une attirance et un élan naturel vers les animaux... Et puis un jour, nous avons compris, de manière plus ou moins brutale, le lien entre le steak dans notre assiette, et l'animal dont il provenait... Quelque soit la manière dont nous avons pris conscience de cette "monstruosité", quelque soit la manière dont nous avons réagi, et qu'on s'en souvienne ou pas... ce fut toujours un choc psychologique profond.

Et si nous avons extériorisé et exprimé cette crise intérieure, que nous avons pleuré ou refusé de manger notre steak parce-que l'idée de manger un animal nous révoltait, nos parents nous ont vraissemblablement demandé, plus ou moins fermement, d'arrêter nos enfantillages et de finir notre assiette...

Et tôt ou tard, l'enfant se résigne, enfouit au plus profond de lui-même sa compassion, et refoule en même temps tous ses sentiments de culpabilité... Puis, avec le temps, il finit en général par oublier complètement qu'il a pu être sensible un jour au sort de l'animal derrière le steak dans son assiette...

Et c'est ainsi qu'à un moment ou à un autre de notre enfance (et que nous en ayons gardé le souvenir ou pas), nous apprenons tous à renier et à refouler cette partie sensible et vulnérable de nous-même, partie fondamentalement méprisée par notre société, qui, avec dédain, appelle cette compassion et cet élan naturel du coeur... de la "sensiblerie".

Puis, tout au long de notre vie, nous faisons en sorte de ne pas réveiller cette partie enfouie de nous-même, cette compassion (infantile) et cette culpabilité (ridicule). Et pour cela, nous évitons à tout prix d'être confronté à la réalité et aux conséquences de nos actes. On détourne le regard, on ne veut pas savoir, voire même on nie tout le mal et la souffrance qu'on inflige aux animaux, simplement pour notre confort et notre plaisir...

Coupés de nous-mêmes et de notre compassion naturelle, et pour nous protéger de notre propre culpabilité, on cache derrière de grands murs ou très loin des centres villes, l'horreur de nos abattoirs, de nos élevages industriel, de nos laboratoires... On transforme les animaux morts en les découpant et en les présentant dans des petits paquets sous cellophane, et au lieu de les appeler "chair de vache morte" ou "morceau de muscle de cochon mort", on les appelle "steak" ou "jambon", et on oublie même qu'une "côtelette d'agneau" provient de cet adorable petit être, encore tout bébé, égorgé pour notre plaisir... On ne veut pas savoir ! QU'ON NOUS LAISSE TRANQUILLE !!...

Il faut beaucoup d'énergie pour refuser de voir, refuser de savoir, refuser de ressentir notre compassion naturelle - et notre immense culpabilité - refoulées dans notre inconscient depuis l'enfance. Et plus nous mettons de force à refouler et à ignorer quelque chose, plus cela a de pouvoir sur nous...

Cette ombre, cette partie rejetée de nous-mêmes (notre compassion naturelle et le sentiment de culpabilité qui y est lié) que nous renions et refoulons au plus profond de nous, nous la ressentons inconsciemment comme une menace pour notre intégrité, et bien sûr aussi pour notre estime de nous-même et le sentiment de notre propre valeur...

Alors pour compenser, nous nous plaçons d'office comme "supérieurs" aux êtres que nous torturons et massacrons dans nos laboratoires, nos élevages concentrationnaires, nos abattoirs... et surtout, nous leur dénions la moindre valeur en tant qu'être, et ce, afin de tenter de calmer notre profonde culpabilité intérieure, et d'essayer de préserver notre intégrité et le sentiment de notre propre valeur, malgré toute la cruauté de nos actes sur ces êtres innocents et sans défense...

Et cette stratégie marche parfois, mais seulement à un niveau très superficiel qui est celui du conscient. Dans notre inconscient, la partie immergée de l'iceberg, nous refoulons de toutes nos forces psychiques notre compassion naturelle et cette ombre menaçante que nous ne voulons pas voir en nous : notre profonde culpabilité pour notre cruauté envers les animaux.

Ce mécanisme de refoulement et de dénégation de notre compassion et de notre sentiment de culpabilité, et les stratégies adoptées pour se protéger de notre "ombre", se retrouvent étrangement (ou pas si étrangement que ça...) à l'identique dans d'autres situations similaires, comme l'esclavage par exemple où, pour préserver leur sentiment d'intégrité morale, les oppresseurs justifient leurs actes par une "supériorité" sur leurs victimes qui sont elles, insignifiantes, qui "n'ont pas d'âmes"... Et ne retrouve-t-on pas exactement la même stratégie chez Hitler et les nazis, pour lesquels la race arienne était supérieure, tandis que les juifs, les attardés mentaux, les homosexuels... étaient des "vermines" inférieures.

Nombreux sont ceux qui ont vu le lien inéluctable entre le traitement des animaux et le développement moral des êtres humains. Comme l'écrit Gandhi : "Le développement moral d'une nation se mesure à la manière dont elle traite ses animaux" ; ou encore Isaac Bashevis Singer (Prix Nobel de Littérature) : "Tant que les êtres humains feront couler le sang des animaux, il n'y aura jamais de paix. Il n'y a qu'un tout petit pas entre tuer les animaux et créer des chambres à gaz 'à la Hitler' (en français dans le texte), et des camps de concentration 'à la Staline'... Il n'y aura pas de justice tant que l'homme se tiendra avec un couteau ou un fusil et détruira ceux qui sont plus faibles que lui".

 

LA GUERISON INTERIEURE...

Quand le jour arrive enfin où l'on choisit d'ouvrir nos yeux et notre coeur à l'impact de nos décisions quotidiennes sur les vies animales autour de nous... quand on accepte de faire face à notre ombre, de regarder et de voir, vraiment voir, la souffrance et l'horreur cachée derrière chacun de nos repas, derrière notre steak, notre jambon, notre cuisse de poulet, nos oeufs, nos fromages et nos yaourts, même bios... (voir "Elevages industriels: le cauchemard" ; et "La souffrance cachée derrière le lait et les oeufs", ou encore : "Et qu'en est-il des élevages bio et en plein air ?") ; derrière nos crèmes de jour, nos shampooings, nos produits ménagers... (tous testés sur les animaux : Voir "Expérimentation animale") ; derrière nos vêtements (Voir "Cuir, laine, fourrure...") ; derrière beaucoup de nos loisirs (Voir "Spectacles, loisirs et souffrance animale")... Quand on accepte de laisser remonter à notre conscience nos émotions et nos ressentis de compassion, et que notre coeur commence alors enfin à se dégeler et à s'ouvrir... bien sûr ça fait souffrir, beaucoup, énormément... mais en même temps, on se réconcilie enfin avec soi-même, et avec cette partie sensible de nous-même que nous avions rejetée et refoulée sous la puissante pression de notre culture, qui prône avec force l'indifférence, la froideur et l'insensibilité envers les êtres sans défense que sont les animaux non-humains.

Lorsqu'on a ainsi éveillé notre conscience et ouvert notre coeur, notre "organisation psychique" évolue et s'harmonise en conséquence... En effet, quand nous nous réconcilions avec notre propre sensibilité (qui à ce stade, ne nous effraie plus), on récupère aussi toute l'énergie psychique qui était placée à refouler notre compassion et nos sentiments de culpabilité hors de notre conscience (et ce à chaque repas, tous les jours, sept jours sur sept, et 365 jours par an... ce qui fait beaucoup d'énergie psychique dépensée !!). Et cette énergie devient disponible pour être réinvestie de manière positive et constructive pour nous-même et toutes les vies auxquelles nous sommes reliés :

Tout d'abord, cette nouvelle énergie disponible nous donne naturellement la force de nous libérer des conditionnements de notre culture, de ne plus nous conformer à l'indifférence et à la froideur de la société envers la souffrance infligée aux animaux, et de prendre la pleine et entière responsabilité de nos actes ! Alors cette énergie psychique va pouvoir s'investir dans une forte motivation vers une nouvelle orientation et la volonté d'évoluer, de changer et d'aligner notre vie avec notre conscience élargie... Cette "force intérieure" avec laquelle on est maintenant en contact va nous aider et nous pousser à avancer, progressivement, étape par étape et à notre rythme, sur la voie du végétarisme et du véganisme, c'est-à-dire sur la voie du respect de la vie sous toutes ses formes...

Ainsi, quand on accepte pleinement, et qu'on assume, sa propre vulnérabilité et sa sensibilité, en réalité on devient plus fort... ! Et c'est ainsi que ce qui paraît impossible, ou très difficile (être végétarien, végétalien ou vegan), quand on est encore aux prises avec notre ombre et le refoulement de notre sentiment de culpabilité... devient tout-à-fait possible, réalisable et même naturel, quand on s'est réconcilié avec soi-même et avec notre sensibilité.

Remarque : Reconnaître et accepter sa propre sensibilité n'a rien à voir avec l'attitude qui consiste à détourner le regard et à ne pas vouloir voir, ni savoir ce qui arrive aux animaux, parce-qu'on est "trop sensible" ou "trop fragile"... tout en continuant à manger son jambon ou son steak ("bien saignant s'il vous plait"...), avec une culpabilité semi-consciente. Ce comportement est simplement un mécanisme de défense de plus, qui permet de récupérer une partie de son estime de soi (au moins "je suis sensible"), sans pour autant pouvoir se libérer, puisqu'on se sait toujours aussi coupable. La seule différence ici, c'est que la culpabilité est davantage conscientisée...

Lorsqu'on assume pleinement sa sensibilité et qu'on se reconnecte à soi-même, en agissant avec compassion dans notre vie quotidienne, on se libère enfin du poids de notre culpabilité inconsciente. Et non seulement nous ouvrons notre coeur aux animaux et à tous les êtres sensibles, mais aussi et d'abord à nous-même ! C'est en effet beaucoup plus facile de s'aimer soi-même quand on n'a plus cette énorme culpabilité inconsciente (et parfois consciente !) à combattre et à refouler en permanence...

Et quand on s'aime davantage, et qu'on se sent vraiment innocent(e) envers les animaux qui partagent notre terre, alors on peut véritablement entrer en relation et en contact réel avec la nature, les animaux et le monde qui nous entoure, et restaurer notre connexion profonde avec tous les êtres et la Vie sous toutes ses formes...

 

UN TEMOIGNAGE DE CE CHEMINEMENT INTERIEUR

Pour illustrer ce cheminement intérieur, qui sera différent pour chaque personne même si l'on peut en reconnaître les "grandes lignes", voici un témoignage, celui de Mary-Lou Randour, auteur du très beau livre (pas encore traduit en français) : "Animal Grace - Entering a spiritual relationship with our fellow creatures" ("La Grâce Animale - Entrer dans une relation spirituelle avec nos compagnons non-humains"). Une phrase de ce livre pourrait en résumer le message : "Notre relation spirituelle avec les animaux se construit sur deux aspects fondamentaux : élargir notre conscience et agir avec compassion".

Dans son introduction, ML Randour explique comment, pendant la plus grande partie de sa vie, elle s'est sentie coupée d'un aspect fondamental et essentiel de son être, ce qui l'a amenée à se lancer dans la quête d'une spiritualité qui résonnerait en elle-même... Mais malgré tous ses efforts, elle ressentait toujours une sorte d'"obstacle impénétrable" qui l'empêchait de vivre cette "grâce spirituelle" vers laquelle elle tendait... Elle finit par abandonner tout espoir de jamais ressentir cette "complétude intérieure"... :

 

Témoignage de Mary-Lou Randour :

"Mon coeur était gelé... Je finis par me résigner... J'appris donc à vivre avec cette sensation de tendre vers quelque chose qui semblait toujours hors d'atteinte...

Bien qu'on ne puisse jamais vraiment dire où cela commence dans ce domaine, mon histoire a débuté il y a plusieurs années, lorsque j'ai commencé à faire des dons aux associations de protection animale, une nouvelle cause parmi d'autres auxuelles j'avais l'habitude de contribuer. Lorsque leurs tracts d'information arrivaient dans ma boîte aux lettres, je les feuilletais rapidement, observant l'étendue infinie de la souffrance et de la détresse auxquelles les animaux semblaient devoir être soumis, mais sans véritablement intégrer l'information. J'ai continué à donner de l'argent, et progressivement, d'autres associations de protection animale ont commencé à m'envoyer leur documentation. De plus en plus d'enveloppes m'apportant des images à fendre le coeur et à tordre l'estomac finirent sur mon bureau : des chiens affamés, battus et prêts à s'effondrer ; un chat avec une armature en métal verrouillé sur la tête et un dispositif métallique implanté dans le sommet de son crâne, les yeux grands ouverts, paralysé de terreur, et le regard fixe ; des lapins avec d'horribles ulcérations rouges leur mangeant le corps afin de tester des produits cosmétiques ou des produits ménagers...

Du courrier saturé de ces images n'en finissait pas d'arriver chez moi, et progressivement, j'ai commencé à m'arrêter plus longuement devant les photos d'animaux souffrant le martyr, incapable de détourner le regard aussi rapidement que je le faisais avant. Et plus je m 'attardais, plus je me sentais atteinte par la douleur.

Finalement, l'accumulation de ces images me conduirent à ouvrir un livre que j'avais toujours voulu lire : "La Libération Animale" par Peter Singer. Je pensais que la lecture de ce livre, une philosophie morale pour les droits des animaux, serait une démarche intellectuelle. C'est en effet ce que c'était, mais son pouvoir intellectuel considérable pâlissait pourtant en comparaison avec l'effet émotionnel et spirituel qu'il eut sur moi ; un effet que je n'avais pas prévu. Intuitivement, j'avais ouvert ce livre au bon moment : quand j'étais prête à entendre son message. {...} A travers "La Libération Animale", j'ai pu nouer une relation avec tous les animaux dont les vies s'entrecroisaient avec la mienne. Alors que ma conscience grandissait, les animaux m'apprirent que mes décisions avaient une influence sur eux.

L'écran protecteur des statistiques qui me masquait l'agonie des animaux et me permettait de maintenir un sentiment de séparation, avait été déchiré. Ces statistiques n'étaient plus seulement des chiffres impressionnants ; derrière ces chiffres se trouvaient des animaux en détresse. Alors, n'ayant plus rien pour me protéger entre eux et moi, je ressentis un changement immense et inconnu en conscience et en intensité. J'étais avec eux, en plein milieu de leur agonie, de leur peur, de leur impuissance et de leur abassourdissement. Au début de ce voyage, je pleurais souvent inconsolablement sans parvenir à m'endormir. Plutôt que de profiter d'un sommeil réparateur, je plongeais dans le monde de torture et de souffrances animales inutiles, qui m'avait été ouvert. Maintenant je savais - oh combien - à quel point nous humains, sommes intimement reliés aux animaux, que nous les utilisons pour tester du maquillage ou des produits pour les sols, pour faire des recherches médicales et psychologiques, pour faires des "numéros" dans les cirques, pour nous fournir leur viande et leur fourrure. Le nombre d'animaux que nous utilisons est déjà en soi vertigineux : 25 millions dans la recherche médicale et les tests de produits d'entretien et cosmétiques ; 7 milliards par an massacrés dans les abattoirs pour notre nourriture ; des milliers capturés dans leur habitat naturel pour être confinés dans les cirques et les zoos.

Une opportunité spirituelle se trouve au coeur même de ce monde de souffrance animale. S'adressant à moi à travers leur souffrance, les animaux ont ouvert mon coeur et m'ont donné la chance de sortir de mon impasse spirituelle. Malgré l'indéniable épreuve émotionnelle, je réalisais que mon ouverture de conscience était tout simplement un cadeau spirituel. Thich Nhat Hanh, moine zen et défenseur de la paix, a observé qu'on ne peut grandir ou atteindre la paix sans souffrir. Il dit : "Il se peut que nous devions transformer la souffrance en intuition, l'intuition de la non-dualité, l'intuition qui conduit à la compassion".

J'ai appris que lorsque nous ouvrons notre coeur et notre esprit en reconnaissant notre influence sur les vies des animaux, nous bénéficions autant de cette connaissance que les animaux. En tant que psychologue, je sais qu'un moi divisé ne peut fonctionner dans tout son potentiel. Quand nous nous coupons de nous-mêmes en déniant, évitant, réprimant ou nous dissociant, nous affaiblissons nos capacités psychologiques. Cela demande beaucoup d'énergie de s'empêcher de savoir, de s'empêcher de ressentir ou de s'empêcher d'agir. Quand nous nous permettons de savoir, de ressentir et d'agir, nous libérons de l'énergie, la rendant disponible pour le développement et la croissance de nos dimensions psychologiques et spirituelles.

Je revins vers ma quête spirituelle avec une conviction renforcée ; mon coeur, qui s'était dégelé, battait maintenant dans un but précis. Je m'engageais à soulager toute souffrance animale inutile, sachant que je devais construire mes propres ressources intérieures pour les aider. J'appris de première main ce qu'a dit Andrew Linzey, un théologien animalier remarquable : Quand vous prenez le chemin qui conduit à devenir conscient, vraiment conscient, de la souffrance animale, c'est une voie à sens unique. Il n'y a pas de demi-tour possible. Il y a cependant une évolution vers une spiritualité plus engagée et mieux articulée. (Pour en savoir plus sur le véganisme et la spiritualité, voir : "Vegan Spirit")

Un jour, j'ai remarqué en moi un calme tranquille. En accomplissant les différentes activités de ma journée - ma pratique de la psychologie, mes tâches personnelles, et mon travail pour la cause animale - je me sentais sereine, forte et en possession d'une énergie paisible et apparemment illimitée. Me tournant vers mon mari alors que nous promenions les chiens ensemble, je lui dis : "Maintenant, enfin, je pense que je sais ce qu'est la grâce. Ce que je ressens maintenant, c'est la grâce. C'est ça. Et je sais que ça ne va pas durer. Mais maintenant, je sais que c'est possible". Bien que ce moment de grâce vint à moi sans effort ou volonté de ma part, je sais qu'elle est le fruit d'un processus de développement, à la fois subtil et évident. Bien que je sois convaincue que ce processus dure toute la vie, je crois aussi qu'un tournant décisif s'est produit lorsque je me suis engagée à contribuer à alléger la souffrance des animaux. Mon travail pour les animaux m'a inspiré des sentiments de sens et de valeur, et m'a préparée à accepter ma propre énergie spirituelle".

Et Mary-Lou Randour conclut :

"Les animaux que j'ai rencontrés m'ont reconnectée à quelque chose de fondamental en moi-même, cet aspect au plus profond de mon être qui avait soif de complétude {...}. Même lorsque nous ne pouvons encore perçevoir ce qui supplie d'être reconnu, il me semble que nous avons tous "soif de complétude", nous désirons tous être davantage reliés à l'ensemble de la création.

Je sais maintenant, de par ma propre expérience, que des possibilités spirituelles pleines de grâce apparaissent lorsque nous redirigeons notre attention sur les effets de nos actions sur les vies animales. En faisant cela, nous re-découvrons la relation que nous avons avec la Vie sous toutes ses formes, et pas seulement la vie humaine.

C'est un processus mutuel : lorsque nous devenons davantage conscients et responsables envers les animaux qui entourent nos vies, ils nous enseignent à leur tour et nous soignent, en nous reconnectant à la force vitale de la création."

 

AUTRES GAINS ET BENEFICES PSYCHOLOGIQUES...

Le véganisme nous permet de nous sentir davantage en paix et en connexion avec nous-même, ainsi qu'avec les animaux et la nature... :

 

En paix avec soi-même : Quand on s'est enfin libéré du poids de notre culpabilité, et dès qu'on commence à aligner notre vie avec notre compassion et notre conscience élargie... on commence à s'apprécier et à s'estimer davantage, et il devient beaucoup plus facile et naturel de s'aimer et de se respecter soi-même. Et plus on avance sur cette voie, plus on se sent connecté à soi-même et à son coeur... Il devient alors aussi plus facile de cultiver la compassion et le respect des autres, de la nature et de la vie en général. Par ailleurs, en nous reconnectant avec notre sensibilité naturelle, on développe aussi une capacité plus grande à vivre et à ressentir nos sentiments positifs (amour, joie, gratitude, appréciation, enthousiasme...) avec davantage de profondeur et d'intensité, ce qui enrichit notre vie toute entière ! Enfin, nous avons vu qu'en nous réconciliant ainsi avec nous-même et avec notre ombre, on libère une énergie psychique considérable (auparavant occupée à refouler notre compassion et notre culpabilité), qui par la suite pourra être réinvestie dans des ambitions, des projets, une évolution psychologique ou spirituelle...

En paix avec les animaux : Lorsque nous ne sommes pas encore vegan, que nous refoulons notre sensibilité et notre compassion, et que nous savons, au moins inconsciemment, que nos choix de vie infligent quotidiennement une immense souffrance aux animaux, le poids de notre culpabilité agit comme un obstacle à une véritable connexion avec les animaux et la nature. C'est pourquoi lorsqu'on choisit le véganisme et qu'on redevient par là-même innocent envers les animaux, les obstacles que nous avions placés entre eux et nous s'estompent... Et notre attitude intérieure de respect et de compassion (qui se manifeste en actes concrets dans notre vie) nous ouvre à une relation plus profonde et plus vraie avec les animaux et le monde qui nous entoure... Cependant, si l'on désire vraiment connaître une connexion authentique et libre avec le monde animal, il nous faut franchir une étape supplémentaire... qui devient possible lorsqu'on est vegan ! En effet, à ce stade de notre évolution, on n'a plus besoin de se sentir "supérieur" à l'animal, ou de minimiser sa valeur en tant qu'être (pour essayer de calmer notre culpabilité), et on peut alors choisir librement de sortir de notre conditionnement culturel, de considérer l'animal avec un nouveau regard, et de le voir non plus comme un être "inférieur" à nous, mais comme un être différent de nous, avec la même valeur intrinsèque que l'être humain... C'est cela le véritable respect de la Vie sous toutes ses formes. Et alors seulement peut-on enfin véritablement connaître les animaux, et entrer en contact avec eux à un niveau profond, libre et authentique... Une expérience unique, que ceux qui méprisent ou rabaissent les animaux ne peuvent ni vivre, ni comprendre...

En paix avec la nature : Lorsqu'on est vegan, on agit puissamment et efficacement pour la préservation de la nature et de notre planète (voir "Un monde Vegan, c'est bon pour la Planète"), ce qui nourrit là aussi notre estime de nous-même et favorise encore davantage notre paix intérieure... Mais au-delà de cette satisfaction profonde, et de la même manière que le véganisme nous ouvre à une connexion plus authentique et plus libre avec les animaux, on peut aussi choisir d'entrer dans une relation beaucoup plus profonde avec la nature et la création. Progressivement, et au fur et à mesure que notre conscience grandit, on se rend compte qu'on n'est plus un observateur détaché de "l'environnement" (terme qui place toujours l'homme au centre d'une nature qu'il domine, mais dont il s'exclut lui-même..), mais qu'on fait partie de la nature, avec les animaux non-humains, et qu'on est indissolublement relié au monde naturel. On peut alors ressentir davantage notre connexion profonde avec la vie sous toutes ses formes, et faire de plus en plus l'expérience dans notre vie de nous sentir en communion avec la nature...

 

 

Sources : Un extrait du livre de Mary-Lou Randour : "Animal Grace".

Et pour en savoir plus sur le végétarisme/véganisme et la spiritualité, cliquez sur : "Vegan Spirit"

 

Cliquez sur les titres ci-dessous pour accéder aux articles expliquant pourquoi le véganisme, c'est bon pour les êtres humains... :

  1. L'homme : omnivore ou... végétarien de nature ?!
  2. Le végétarisme et le végétalisme... c'est bon pour la santé !
  3. Le mythe du lait...
  4. Végétarisme et végétalisme : des risques de carences ?
  5. Veganisme et guérison intérieure : vers un nouvel équilibre psychologique...
  6. Devenir Vegan... c'est être solidaire avec le Tiers-Monde !
  7. CONCLUSION : Le Véganisme, c'est bon AUSSI pour les êtres humains !

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"C'est terrible ! Pas seulement la souffrance et la mort des animaux, mais le fait que l'homme supprime en lui-même, sans nécessité, la plus haute capacité spirituelle - celle de la sympathie et de la compassion envers des créatures vivantes comme lui - et qu'en violant ses propres sentiments, il devienne cruel" - Léon Tolstoï

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Etant donnés la force de nos conditionnements depuis l'enfance, et le pouvoir de l'inertie et de l'insensibilité de notre culture concernant la violence envers les animaux, devenir un Vegan sincèrement engagé ne peut être que le résultat d'une profonde évolution intérieure. Cette évolution est le fruit d'une maturation et d'efforts ; cependant, ce n'est pas la fin, mais le début d'un plus grand développement moral et spirituel" - Will Tuttle